Me revoilà !

octobre 20, 2009

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C’est fini.

avril 29, 2009

Mon enfant masseur,

Vois sur ces canaux

Dormir ces capitaux

Dont l’humeur est vagabonde.

C’est pour assouvir

ton moindre désir

qu’ils viennent du bout du monde.

Là, tout n’est qu’ordre réglementé,

Luxe, calme, et taux swappés.

Bye tout le monde, c’était fun, mais d’autres choses m’appellent, ce blog ferme ses portes, je ne donne pas de lien vers ce qui sera fait plus tard, vous aurez qu’à le trouver vous-même.

Tschüss !

Oui, onze mois sur douze.

Goldman Sachs a un résultat positif de plus d’un milliard de US$. Cool non ?

Et l’année dernière c’était pas mal.

Sauf que l’exercice comptable de leur précédent statut, c’est clôture un mois avant l’ouverture de l’exercice comptable de leur nouveau statut.

Une boîte qui gagne de l’argent onze mois sur douze, c’est pas mal. Et quand on sait que les marchés ont réagi positivement à cette annonce, on se demande où on vit.

Non mais sérieusement…

Gloire.

mars 29, 2009

Oui, gloire. Ma gloire. Comme le type. Parce qu’aujourd’hui, c’est guest « joey » starr qui nous envoie un article qui, je cite : « si tu pouvais le publier steupliz, lolilol ok a+ merci » (je n’ai pas compris non plus). Je tiens donc à préciser que les idées évoquées ne reflètent pas celle de l’Auteur Habituel (moi), que l’Auteur (lui) prend donc ses responsabilités (qu’il en soit remercié, comme valérie) et que la maison ne fait plus crédit.

En vous remerciant ma bonne dame, et n’oubliez pas d’éteindre la lumière en sortant.

9651

Alors ça y est, on en parle enfin. Mme Michu et tout le café du commerce se réjouissent, la déflation arrive (peut-être). C’est vrai que lorsqu’on n’y connaît rien, la déflation peut paraître sympathique de prime abord : cela veut dire que les prix baissent. Youpee, super-pouvoir d’achat est de retour, je vais enfin pouvoir m’offrir cette brosse à dents en poil de lama et remplacer mon jus d’orange de marque X par du Tropicana.

Seulement voilà, comme tous les français, j’ai un emprunt. Avec des mensualités fixées en nominal*. Cela signifie qu’avec 900 euros de remboursement d’emprunt immobilier par mois, j’aurais pu acheter 180 brosses à dents, alors qu’avant je devais me priver de 150 brosses à dents. C’est ce qu’on appelle le poids de la dette.

Alors oui, évidemment, vous me direz (parce que vous n’êtes pas toujours complètement stupides) que si mon salaire reste le même, cette histoire de poids de la dette, ça m’en touche une sans réveiller l’autre. En effet, si mon salaire nominal reste au même niveau, peu me chaut : je continue à rembourser 30% de mon salaire pour ma maison, et les 70% restants me permettent de m’acheter plus de brosses à dents.

C’est là que l’économiste rabat-joie débarque : en réel, ma dette est plus importante. Mon emprunt immobilier de 300 000€ était l’an dernier un emprunt de 50 000 brosses à dents, désormais, c’est un emprunt de 60 000 brosses à dents. Parallèlement, comme la situation économique est pas ouf, tous les actifs se déprécient : ma maison, mon PEA, la collection de timbres du petit dernier… Je « pèse » donc, en tant qu’agent économique, moins. En plus, c’est pas parce que les brosses à dents sont moins chères que je vais en acheter plus. Après tout, je ne me lave les dents que trois fois par jour, c’est déjà bien. Donc l’usine de brosse à dents d’à côté vend à peu près autant d’unités qu’avant, mais moins cher. Elle perd donc de l’argent, licencie, baisse les salaires, embauche des temps-partiels. Les ouvriers vont donc boire un peu moins dans mon bar, et je gagne moins. Finalement on aboutit à une situation où les prix et les salaires ont tous baissé de la même quantité. Sauf que je dois toujours payer mon emprunt, qui lui n’a pas varié d’un centime. Au bout d’un moment, je ne peux même plus payer les mensualités.

Ce machin-là, à l’échelle d’un pays, c’est assez moche : les défauts se multiplient, mécaniquement, et accentuent la spirale de dépréciation des actifs (personne ne veut acheter ma maison, mon PEA fond comme neige au soleil, et même la collection de timbres du petit ne se vend plus). La pression sur les salaires (toutes les usines de brosses à dents du pays n’embauchent plus) fait diminuer le salaire nominal, et cela peut mener jusqu’à une baisse du salaire réel (même si les brosses à dents sont moins chères, mon salaire a tellement diminué que je ne peux plus en acheter autant qu’avant). Donc encore plus de déflation, et ainsi de suite, ça diverge (et dix verges, c’est beaucoup trop).

Bref, la déflation c’est pas cool. Demandez aux japonais.

*nominal = en unité de monnaie, par opposition à réel, qui se compte en biens. Exemple : si je gagne 100€ et que j’achète 10 trucs à 10€, mon salaire nominal est 100€ et mon salaire réel est de 10 trucs. Supposons que mon boss est sympa, il m’augmente, mon salaire nominal passe à 120€. Mais le problème, c’est que maintenant, un truc, ça coûte 12€. Mon salaire nominal a augmenté mais mon salaire réel reste le même : 10 trucs.

Se faire enhirlander.

mars 25, 2009

L’Irlande c’est pas génial. Non seulement ils s’entretuent pour savoir si Jésus porte culotte et le pape la crosse,  mais en plus à part la bière ils ont pas grand-chose. Comment ? L’économie irlandaise ? Le MIRACLE irlandais ? Mais restons sérieux les enfants.

D’abord l’Irlande c’est presque un paradis fiscal. Ca en serait un si la fiscalité était un poil plus encourageante mais on est pas passé loin. Et puis l’Irlande c’est un système de lois à chier aussi. Ca vient sûrement du droit des druides, j’en sais rien. Mais par exemple l’ensemble des contrats de maïcrosoft sont déposés en Irlande. Résultat un PIB qui explose et des petits irlandais qui en voient pas la couleur.

Alors l’aide de l’Europe à l’Irlande, tout ça, madame michu vous vous rendez compte avec tout ce qu’on leur a donné qu’ils nous crachent à la gueule avec leur référendum même pas certifié ISO 1664. Pas tellement : des projets étatiques certes, mais aussi beaucoup (beaucoup) de mesures fiscales incitatives (transcrit en language non technocratique : moins d’impôts pour les riches et incitation à la création d’entreprises).

Résultat l’Irlande n’est qu’une vaste blague avec une économie bancale, déséquilibrée et fortement délocalisée. Ordre d’idée : tous les 10 euro produits en Irlande, 2 partent à l’étranger directement sans même avoir pris le temps de se jeter une guiness. Si c’est pas malheureux.

Fa-ti-gué.

mars 21, 2009

Oui, aujourd’hui je suis fatigué. Grave fatigué. Comme depuis quelques temps d’ailleurs. Tous des cons, ma belle-soeur, les gens dans la rue et surtout, surtout Obama et mère thérésa. Je sais bien qu’elle est morte, mais c’est pas une raison.

Tout ça pour vous dire qu’aujourd’hui, vous n’aurez pas d’article économique. Non, rien. Non, rien de rien. Je ne regrette rien. Demain vous en aurez. Hier vous en avez eu également. Mais pas aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que j’ai pas le moral.

En effet, le moral c’est important. Et des fois les ménages n’ont pas le moral. Pourquoi ? Parce que ça va pas bien. Des gens meurent, d’autres perdent leur boulot, il y en a même qui l’ont vu voler. Mais des fois ça va bien. En même temps vous me direz que 2008 a été une année exceptionellement peu mortifère. Donc ça n’a pas grand chose à voir avec tout ça, au moins. Vous auriez même plein d’arguments : la science qui progresse, le pape qui recule, et comment veux-tu que

Vous vous souvenez de l’exemple du fonctionnaire ? Celui qu’on embauche, ce qui fait embaucher un ouvrier chez renault, qui fait embaucher un boulanger. Eh bien c’est de ça qu’on parle en fait au milieu de tout ce verbiage. Car oui vous aurez un article économique, faut pas déconner on est pas chez laurel non plus. L’embauche dudit fonctionnaire, ça relève plus de l’élan en avant, du pari sur l’avenir, que vraiment de la mesure économique. Parce que niveau transfert intertemporel (ça veut dire qu’au lieu de penser bêtement au présent, on considère tout le futur et leurs conséquences) en fait c’est juste un pari. Donc un des rôles de l’Etat (le truc qui maintient les gens ensemble) c’est de conserver cette attitude positive, cet élan en avant.

Or en temps de crise, le moral va pas fort. Ah, oui, quelqu’un a compris dans l’assistance : c’est l’effet boule de neige. Ouuuuuh, ça c’est pas bien l’effet boule de neige. Ca va mal alors tout le monde pense que ça va mal donc on arrête tout donc ça va encore plus mal donc on avait raison de penser que ça va mal mais si ça se trouve en plus ça allait encore plus mal (en fait). Ah oui mais à contrario dans les périodes d’euphorie on croit que tout va bien alors on investit comme des nazes en pensant que tout va bien et la moindre TPE innovante vaut des millions, résultat on se retrouve en slip quand la bulle éclate. Donc quand on est enthousiaste tout va mal et quand on est pessimiste tout va mal aussi.

Tous des cons je vous dis.

P.S : l’économie irlandaise c’est nul quand on se penche dessus.

Bottom-up cradingue

mars 15, 2009

Salut lecteur. Aujourd’hui on va parler rapidement d’un truc rigolo : ça s’appelle le bottom-up trading (d’où le jeu de mot qui m’éblouit quelque peu, même si je me reconnaissais un certain talent).

Ca veut dire quoi, ça a été inventé par qui, j’ai une petite dalle quand est-ce qu’on mange ? Tant de questions, si peu de réponses. Mais l’essentiel d’abord : fais réchauffer des raviolis, lecteur, je t’attends pour répondre à tes interrogations.

Maintenant que tu as le ventre plein, voici la réponse à tes deux premières questions : ça veut dire qu’on rogne sur les produits dits de base pour pouvoir s’acheter des produits dits de luxe, et ça a été inventé par des consultants en manque de reconnaissance sociale mais sûrement pas d’alcool.

Car regarde bien ta boîte de raviolis. Etaient-ce des bons raviolis, des vrais bons raviolis d’italie, ou d’infâmes succédanés estampillés « premier prix » ? Et maintenant regarde ta souris, ton clavier et ton ordinateur. Avais-tu vraiment besoin de toute cette débauche de technologie, un bon vieil ordinateur « juste pour regarder mes mails et écrire sous word et aller sur le internet un peu » n’aurait-il pas suffi ?

C’est ça le bottom-up trading. On rogne sur l’essentiel pour se payer le superflu. Et c’est en expansion constante, on voit tellement d’iPhone dans le métro, de macbook dans des appartements indignes, et même parfois du vuitton et de l’écran plat chez des smicards (ne riez pas, c’est vrai). Même que parfois lesdits gens s’endettent pour ça.

La réalité économique est là. Pour les explications, farfouilles le fond de votre conscience, parles-en à tes voisins, moi j’en ai rien à foutre.

Le PIB, c’est drôle. C’est un truc qui mesure tout ce qui est produit par un pays pendant une période donnée. Généralement, un an. La croissance, c’est le taux de croissance du PIB. Une croissance de 10%, c’est qu’on a produit 10% de plus que l’année dernière. Le PIB par tête, c’est ce qui est produit, par tête de pipe, en moyenne.

Je tue la moitié de la population le 30 décembre. Eh ben mon PIB par tête augmente de moitié. Mais sérieusement, plus aucun économiste ne fait une erreur aussi bête. C’est pas comme si on comparait la croissance des pays sans considérer leur croissance démographique : 10% de croissance et 20% de natalité, c’est un pays qui devient pauvre. Hein quoi ? Quotidiennement, le Monde sort des conneries comme ça ? Nan, ça serait trop gros, un journal de qualité comme ça, restons sérieux.

Un tsunami s’abat sur le pays. Donc on reconstruit avec de l’aide internationale. Mon PIB augmente énormément, ben oui je produis plein de bâtiments. C’est comme si au poker je comptais uniquement mes gains et pas mes pertes. Mais bon, plus aucun économiste ne fait une erreur aussi bête. C’est pas comme si des vieux connards disaient qu’après-guerre on avait une croissance à 13%. Et c’est pas comme si des populistes disaient qu’il faut arrêter de donner une aide internationale à des pays qui ont une croissance de 20%. Hein que quoi comment ?

P.S : le titre, c’est ça

Quelle joie de retrouver ces lignes – ces pixels, oui, vous n’avez vraiment aucune poésie en dedans de vous (bien au chaud entre la prostate et la bavette) – après une petite période d’attente ; vous m’avez manqué, tous, tant et si bien que cette phrase a déjà deux tirets et autant de parenthèses, cinq virgules ainsi qu’un point virgule et qu’elle n’est toujours pas finie, (6 virgules (et quatre parenthèses)) c’est vous dire si j’en perds mon lapin et la bienséance syntaxique la plus élémentaire.

Aujourd’hui on va parler d’endettement ! On va supposer deux pays, que je vais appeler de façon fortuite US et Chin. Tout est bien sûr inventé.

Mettons qu’US emprunte 100 à Chin, à un taux de 10 pour cent, et qu’US en plus consomme du riz pour 50 produit par Chin. Si US rembourse bien, l’opération a été profitable à Chin puisque Chin reçoit les intérêts et le produit de ses ventes.

Mettons maintenant que US n’est pas sûr de rembourser, mais que si Chin ne prête pas, Chin ne pourra pas écouler sa marchandise. Les coûts multiples de Chin l’incitent à quand même accepter le deal jusqu’à un certain niveau de remboursement espéré. Dans certains cas on en est même plus à maximiser le gain, mais à minimiser la perte : que le riz pourrisse sur un quai et il ne rapporte rien, s’il est vendu à perte il coûte moins cher. C’est pour ça que parfois il y a des prêts un peu incroyables.

Mettons même maintenant que US est au-delà de ce seuil de remboursement. Alors là, Chin n’a aucun intérêt commercial à prêter. Oui mais bon. Si par exemple Chin peut se prendre une bombe nucléaire sur le coin de la tronche, ou plus simplement être victime d’un embargo total sur ses produits, elle a plutôt intérêt à la fermer.

Alors, hmmm ? On en est où entre l’Amérique (je veux l’avoir et je l’aurai) et la Chine (qui arrive à pied) ? Oh ça va, jouez pas les oies blanches, vous savez très bien que je parlais d’eux. Si ce n’est pas le cas, je vous conseille chaudement d’aller vous faire voir ailleurs . Eh bien nul ne sait. Enfin si. Première visite de la mère Hillary, direct à Pékin. Deux jours après, financement bouclé pour le méga plan de relance obamesque. Je suis pas le seul qui aurait donné cher pour connaître la teneur de cet affrontement bourgeoise-timonier.

La flemme de louer.

février 23, 2009

Ce calembour poussif masque mal une réalité violente. Des fois, il vaut mieux ne pas louer.

Louer à un particulier, c’est pas cool. En effet ca dure environ 1 an et l’appartement reste innocupé pendant 3 mois pour trouver un nouveau locataire.

Louer à un professionnel, c’est cool. En effet ca dure environ 10 ans et l’appartement reste inoccupé pendant 12 mois pour trouver un nouveau locataire.

Si on fait le calcul, entre 10 ans loué à un professionnel et 10 ans loué à des particuliers, en ajoutant a cela tous les frais de dossiers qui sont d un mois pour chaque changement de locataire, ca fait 30 mois soit plus de deux ans. 

Résultat, les loueurs peuvent attendre 2 ans et demi avant de trouver un locataire professionnel et refuser pendant ce temps plein de gentils particuliers.

Alors nous emmerder avec tes considerations sur les bureaux vides, ca va deux minutes. On peut faire des trucs, faire une jolie taxe intelligente, mais parlons sérieusement.