En avant.

janvier 1, 2009

Une fois n’étant pas costume, et comme j’ai retiré le traditionnel smoking, aujourd’hui sera placé sous le signe de l’espoir le plus fou et du positivisme forcené. Rapide introduction donc sur deux jolis thèmes : les préférences et les jeux à somme nulle.

Supposons que tous les hommes de la terre aient les mêmes goûts. En termes économiques, ça veut dire que tout le monde met le même « prix » sur tous les objets. Alors le possesseur d’un objet ne voudrait jamais l’échanger à quelqu’un d’autre, car il n’y gagne rien. Vous me direz, avec la lenteur d’esprit et la balourdise attendrissante qui vous caractérise, que « oui mais ya bien des prix aux marchandises qui sont les mêmes pour tout le monde, l’autre hé ».

Certes. Ces prix ne reflètent pas de l’égal goût de chacun pour le produit, mais d’un équilibre entre ceux qui trouvent que « c’est trop cher » et qui n’achèteront pas (mais qui sont susceptibles de vendre) , et ceux qui trouvent que « c’est pas si cher que ça » (qui seront susceptibles d’acheter). En somme et en résumé, une grande part de l’économie tourne uniquement parce que nous sommes différents et accordons des valeurs différentes aux choses. Le lecteur intéressé (rigolote cette expression, si vous êtes pas intéressé qu’est-ce que vous foutez là ?) pourra avaler les divers écrits sur la normalisation des préférences à cause de la publicité, toute une littérature se fait jour sur le sujet, y’a plein de choses à trouver, avis aux thésards en manque d’inspiration.

Au fait (ça n’a rien à voir), vous connaissez le poker ? Il a la particularité d’être un des jeux à somme nulle les plus célèbres. Ca signifie que toute somme gagnée par quelqu’un a été perdue par une ou plusieurs autres personnes. En gros, c’est de la répartition d’un pool de richesses déterminé au départ.

Une des idées intrinsèquement fausses et néfastes bien que très répandues  dans une société industrialisée est que l’économie est un jeu à somme nulle. Le raisonnement consistant à dire « les ressources de la terre sont limitées, et tout n’est que transformation de ressources, donc c’est une somme nulle » est séduisant de simplicité, mais la dignité métaphysique (et accessoirement le seul succès incontestable) de l’homme réside bien sa capacité à innover. L’innovation technologique joue un rôle central dans la théorie économique. Avant, avec un bout de métal et du bois, on faisait une machette, maintenant on fait un iPhone. La création de valeur ajoutée est claire (encore que, essayez de tuer quelqu’un avec un iPhone… ah oui mais en fait … ah d’accord !) et tout ça grâce à l’animal à deux pattes ou plus précisément à son génie, qui est en fin de compte la seule valeur sûre de l’économie, et qui est la vraie raison de l’élan en avant sans lequel, au final,  on s’emmerderait sec. Le lecteur intéressé (elle est drôle cette expression non ?) pourra lire Solow (à qui votre serviteur a serré la main, parfaitement), lire Bourdieu pour se rendre compte que les entrepreneurs font aussi de la morale, et enfin se nourrir aux différentes controverses économiques (impliquant notamment les trois principes de thermodynamique) quant au potentiel maximum de transformation de ressources par la main humaine (et encore, il reste tous les territoires où la main de l’homme n’a jamais mis le pied).

Et pour cette nouvelle année,

Yalla !

comme disait l’autre.

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