Prête-moi ta main, et prends la mienne.

mars 4, 2009

Quelle joie de retrouver ces lignes – ces pixels, oui, vous n’avez vraiment aucune poésie en dedans de vous (bien au chaud entre la prostate et la bavette) – après une petite période d’attente ; vous m’avez manqué, tous, tant et si bien que cette phrase a déjà deux tirets et autant de parenthèses, cinq virgules ainsi qu’un point virgule et qu’elle n’est toujours pas finie, (6 virgules (et quatre parenthèses)) c’est vous dire si j’en perds mon lapin et la bienséance syntaxique la plus élémentaire.

Aujourd’hui on va parler d’endettement ! On va supposer deux pays, que je vais appeler de façon fortuite US et Chin. Tout est bien sûr inventé.

Mettons qu’US emprunte 100 à Chin, à un taux de 10 pour cent, et qu’US en plus consomme du riz pour 50 produit par Chin. Si US rembourse bien, l’opération a été profitable à Chin puisque Chin reçoit les intérêts et le produit de ses ventes.

Mettons maintenant que US n’est pas sûr de rembourser, mais que si Chin ne prête pas, Chin ne pourra pas écouler sa marchandise. Les coûts multiples de Chin l’incitent à quand même accepter le deal jusqu’à un certain niveau de remboursement espéré. Dans certains cas on en est même plus à maximiser le gain, mais à minimiser la perte : que le riz pourrisse sur un quai et il ne rapporte rien, s’il est vendu à perte il coûte moins cher. C’est pour ça que parfois il y a des prêts un peu incroyables.

Mettons même maintenant que US est au-delà de ce seuil de remboursement. Alors là, Chin n’a aucun intérêt commercial à prêter. Oui mais bon. Si par exemple Chin peut se prendre une bombe nucléaire sur le coin de la tronche, ou plus simplement être victime d’un embargo total sur ses produits, elle a plutôt intérêt à la fermer.

Alors, hmmm ? On en est où entre l’Amérique (je veux l’avoir et je l’aurai) et la Chine (qui arrive à pied) ? Oh ça va, jouez pas les oies blanches, vous savez très bien que je parlais d’eux. Si ce n’est pas le cas, je vous conseille chaudement d’aller vous faire voir ailleurs . Eh bien nul ne sait. Enfin si. Première visite de la mère Hillary, direct à Pékin. Deux jours après, financement bouclé pour le méga plan de relance obamesque. Je suis pas le seul qui aurait donné cher pour connaître la teneur de cet affrontement bourgeoise-timonier.

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