Fa-ti-gué.

mars 21, 2009

Oui, aujourd’hui je suis fatigué. Grave fatigué. Comme depuis quelques temps d’ailleurs. Tous des cons, ma belle-soeur, les gens dans la rue et surtout, surtout Obama et mère thérésa. Je sais bien qu’elle est morte, mais c’est pas une raison.

Tout ça pour vous dire qu’aujourd’hui, vous n’aurez pas d’article économique. Non, rien. Non, rien de rien. Je ne regrette rien. Demain vous en aurez. Hier vous en avez eu également. Mais pas aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que j’ai pas le moral.

En effet, le moral c’est important. Et des fois les ménages n’ont pas le moral. Pourquoi ? Parce que ça va pas bien. Des gens meurent, d’autres perdent leur boulot, il y en a même qui l’ont vu voler. Mais des fois ça va bien. En même temps vous me direz que 2008 a été une année exceptionellement peu mortifère. Donc ça n’a pas grand chose à voir avec tout ça, au moins. Vous auriez même plein d’arguments : la science qui progresse, le pape qui recule, et comment veux-tu que

Vous vous souvenez de l’exemple du fonctionnaire ? Celui qu’on embauche, ce qui fait embaucher un ouvrier chez renault, qui fait embaucher un boulanger. Eh bien c’est de ça qu’on parle en fait au milieu de tout ce verbiage. Car oui vous aurez un article économique, faut pas déconner on est pas chez laurel non plus. L’embauche dudit fonctionnaire, ça relève plus de l’élan en avant, du pari sur l’avenir, que vraiment de la mesure économique. Parce que niveau transfert intertemporel (ça veut dire qu’au lieu de penser bêtement au présent, on considère tout le futur et leurs conséquences) en fait c’est juste un pari. Donc un des rôles de l’Etat (le truc qui maintient les gens ensemble) c’est de conserver cette attitude positive, cet élan en avant.

Or en temps de crise, le moral va pas fort. Ah, oui, quelqu’un a compris dans l’assistance : c’est l’effet boule de neige. Ouuuuuh, ça c’est pas bien l’effet boule de neige. Ca va mal alors tout le monde pense que ça va mal donc on arrête tout donc ça va encore plus mal donc on avait raison de penser que ça va mal mais si ça se trouve en plus ça allait encore plus mal (en fait). Ah oui mais à contrario dans les périodes d’euphorie on croit que tout va bien alors on investit comme des nazes en pensant que tout va bien et la moindre TPE innovante vaut des millions, résultat on se retrouve en slip quand la bulle éclate. Donc quand on est enthousiaste tout va mal et quand on est pessimiste tout va mal aussi.

Tous des cons je vous dis.

P.S : l’économie irlandaise c’est nul quand on se penche dessus.

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